Je sais pas où je vais quand je dis ça.
Là tout de suite, maintenant, j'ai envie d'écrire quelque chose.
[On m'a dit] qu'avec moi, c'était [tout ou rien].
[On m'a dit] pessimiste, [On m'a dit] fataliste.
[On m'a dit] qu'il fallait se mettre en avant
[On m'a dit] que je pensais trop aux autres
[On m'a dit] que j'accordais trop d'importance à l'opinion
[On m'a dit] qu'il fallait apprendre à mentir.
Pourtant je mens tout le temps.
Je me mens à moi même comme
Je me mens à travers les autres.
Et je me mens intérieurement,
et je mens à toux ceux que j'aime ;
Ceux que je n'aime pas aussi.
Mais je leur mens, et je me mens, alors ceux que je n'aime pas, il n'y en a pas.
Avec moi c'est tout, tout d'un coup, tout tout de suite, et tout très fort.
A n'en plus m'arrêter, à n'en plus raisonner, je m'étouffe et j'étouffe les autres.
Amours, Amis, Famille : je donne tout.
Tout et même plus que tout.
Ma propre vie [s'il le faut].
Mais au fond je mens.
[Avec moi] c'est tout ou rien.
[Avec moi] c'est rien. C'est tout très fort, et tout très bref mais en suite c'est [Rien]
Plus rien. Du tout.
je n'aime pas, je ne m'attache pas.
Je ne connais pas.
Je suis juste capricieuse
Je veux tout, et puis plus rien.
Je fais mille promesses, je m'engage mais je mens.
J'essaye de me persuader que je peux les tenir.
Mais rien ne change. Quand je ne veux plus, quand je ne peux plus
Je fuis.
[On m'a dit] que j'accordais trop d'importance à l'opinion
alors je mens
à moi même
et aux autres
et je promets, et je contente.
Et j'essaye de me promettre, de me contenter.
J'essaye de prolonger le *tout*
Je me dis que le *rien* n'est pas définitif.
Mais si.
Le *rien* c'est toujours le dernier, c'est toujours le plus long.
C'est la fin de mon caprice.
La phase par laquelle je finis.
Mais j'ai peur
Je mens alors parce que j'ai peur
De ce que les autres diront.
De comment les autres me verront.
Et je m'enfonce dans mon mensonge.
Je leur mens, je vous mens, je te mens.
parce que c'est tellement plus facile de les voir sourire, de vous voir sourire, de te voir sourire.
parce que me mentir à moi même m'oppresse déjà assez
parce qu'annoncer froidement que cette fois c'est plus rien me déchire encore plus.
Parce qu'on m'a dit que j'accordais trop d'importance à l'opinion des autres
Parce qu'avec moi c'est [Tout ou rien]
Je me mens à moi même et j'essaye d'être heureuse
Je me mens à vous même pour être heureuse de ne pas vous voir malheureux.
Pour me sentir bien de ne pas te faire sentir mal.
Mais c'est tout ou rien, et c'est le regret
celui dit que me dit d'être libre et de tout envoyer en l'air
de marquer la fin, de mettre un stop et de dire *rien*
sans me soucier de l'autre, en ne pensant qu'à moi
mais ça, je n'y arrive pas.
[On m'a dit] qu'il fallait que je pense à moi.
[On m'a dit] qu'il me fallait penser à moi à travers moi
[On m'a dit] qu'il ne fallait plus vivre à travers les autres
[On m'a dit] fataliste
[On m'a dit] pessimiste
Mais avec moi c'est tout ou rien.
C'est vouloir tout pour moi, c'est vouloir être engagée, c'est vouloir vous voir heureux et vouloir être intime
Mais je mens.
Je ne veux pas de long terme, je ne veux pas d'attachement, je ne veux pas d'engagement, je ne veux pas de promesse. Je veux juste être heureuse de rendre les gens heureux, je veux sourire de voir les gens sourire.
...
Je veux tout l'espace d'une seconde,
Et l'éternité d'après je ne veux rien d'autre que m'échapper, retrouver d'autres vous à qui je ferais mille et une promesses.
...
Et d'ici quelques mois, une nouvelle vie.
Enfin cette échappatoire.
La troisième grande échappatoire de ma vie.
Ne soyez pas blessés par mes mots
Parfois je suis sincère.
Peut-être même que vous êtes un de mes très rare *tout*
Il se peut que je déborde d'affection pour vous et que je sois sincère.
Il se peut que je ne vous fuis pas.
[ou peut être que je vous fuis sciemment, peut être que je suis étouffée, peut être que j'ai besoin d'être seule]
[peut-être que je mens]